× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
CHUT! interj.
Onomatopée généralement accompagnée du geste de l'index porté sur la bouche et invitant à se taire, à faire le silence ou à faire preuve de discrétion. Chut! Pas de bruit (Musset, Il ne faut jurer de rien,1840, p. 128).Chut! Surtout n'éternue pas, ne tousse pas! − Sois tranquille! (L. Cladel, Ompdrailles,1879, p. 315):
1. ... jusqu'à trois ou quatre grosses affaires qu'on pourrait y mettre en train, notamment une mine de charbon dans le sous-sol de Carthage, quelque chose de magnifique : une opération à drainer des millions... Mais chut! Je n'en dis pas plus long pour l'instant. Miomandre, Écrit sur de l'eau,1908, p. 237.
Faire chut. Inviter quelqu'un au silence par le geste. L'autre (...) fait chut avec un doigt sur la bouche (Giono, Colline,1929, p. 65).
En emploi subst. :
2. La pièce où débutait Coralie était une de celles qui tombent, mais qui rebondissent, et la pièce tomba. En entrant en scène, Coralie ne fut pas applaudie, et fut frappée par la froideur du parterre. Dans les loges, elle n'eut pas d'autres applaudissements que celui de Camusot. Des personnes placées au balcon et aux galeries firent taire le négociant par des chuts répétés. Les galeries imposèrent silence aux claqueurs, ... Balzac, Les Illusions perdues,1843, p. 513.
Prononc. et Orth. : [ʃyt]. [t] final se prononce dans azimut, brut, cajeput, chut!, comput, lut, occiput, rut, scorbut, sinciput, ut, zut! (cf. Fouché Prononc. 1959, p. 405). Ds Ac. 1694-1932. L'expr. appartenant essentiellement à la lang. parlée, s'accompagne gén., lorsqu'elle est grammaticalisée dans la lang. écrite, de guillemets ou est transcrite en italique (cf. G. Leroux, Le Mystère de la chambre jaune, 1907, p. 128; R. Rolland, Jean-Christophe, La Révolte, 1907, p. 389; Druon, Les Grandes familles, t. 2, 1948, p. 165). Homon. chute. Étymol. et Hist. 1remoitié xvies. (Sermon des Foulx ds Ancien Théâtre français, II, p. 208). Onomatopée (FEW t. 13, 2, p. 381b). Fréq. abs. littér. : 633. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 443, b) 1 293; xxes. : a) 1 618, b) 646. Bbg. Sain. Sources t. 3 1972 [1930], p. 168.