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CAVILLATION, subst. fém.
Rare. Argument ou raisonnement subtil et spécieux. Il y a beaucoup de cavillation dans ce raisonnement (Ac.1798-1878) :
On a objecté à cette définition l'existence de désirs sans aucun pouvoir correspondant, et Kant n'a répondu que par une cavillation littéraire. Renouvier, Psychol. rationnelle,2eéd., I, 320 ds Lal.1968.
Rem. Ac. 1798-1878 observent : ,,Il signifie aussi dérision, moquerie. On ne l'emploie guère que dans les écrits du barreau, et dans ceux de controverse.``
Prononc. et Orth. Dernière transcr. ds DG : kà-vĭl'-là-syon. Tous les dict. transcrivent [ll] géminées. Ds Ac. 1694-1878. Étymol. et Hist. 1253 kavillation « subtilité de mauvaise foi » (A.N. S 5061, pièce 7 ds Gdf. Compl.); xvies. (Deroziers, trad. de Dion Cassius, Hist. Rom., L. LVII, ch. 122 ds Hug.). Empr. au lat. cavillatio « badinage, plaisanterie » et « sophisme ». Bbg. Françon (M.). Notes sur le vocab. : poète, poésie, humaniste, traduire, cavillation. Bibl. d'Human. et Renaissance. 1967, t. 29, pp. 159-161.