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CANCELLER, verbe trans.
Vx. Annuler un document, un écrit par des ratures en forme de croix ou par des lacérations. Canceller et annuler des lettres (Ac.1798-1878).
Rem. Attesté ds tous les dict. gén. du xixeet du xxes. sauf ds Pt Lar. 1906 et Ac. 1932.
Prononc. et Orth. : [kɑ ̃sεle]. [l] simple ds Lar. Lang. fr. (seul dict. mod. à transcrire le verbe); cf. aussi Gattel 1841 et Nod. 1844; [ll] double ds Fér. Crit. t. 1 1787, Land. 1834, Littré et DG. Ds Ac. 1694 sous la forme canceler; ds Ac. 1718-1878 sous la forme canceller. Étymol. et Hist. 1293 chanceler « annuler un acte à traits de plume parallèles ou croisés » (Hug. de Bourg., Arch. J 247, no37 [15] ds Gdf.); 4equart, xives. canceller p. ext. en gén. « annuler, détruire » (J. Froissart, Chron., 1. III, c. 35, Buchon, ibid.); Ac. 1694 précise ,,ne s'emploie qu'en pratique``; 1808 bot. cancellé part. passé adj. (Boiste). Empr. au lat. cancellare (de cancelli, orum, v. chancel) au sens de « disposer en treillis » dep. Columelle (4, 2, 2 ds TLL s.v., 226, 78) (d'où l'a. fr. canceller, proprement « disposer en forme de barreaux », d'où « disposer en forme de croix, croiser »; xiiies. mains cancellees, G. Durant, Ration., Richel. 437, fo157 rods Gdf.); « biffer, rayer par des croix » terme de diplom., iies. apr. J.-C. (Cervidius Scaevola, Dig., 2, 14, 47, 1, ibid., 226, 79). Bbg. Dubuc (R.). Pour savoir sur quel pied danser. Vie Lang. 1969, p. 603.