| ![]() ![]() ![]() ![]() CAILLÉ, ÉE, part. passé, adj. et subst. I.− Part. passé de cailler*. II.− Adj. [En parlant du sang ou du lait] Qui présente des caillots : 1. Sous le col d'un seul coup par Tizon taillé,
D'épais et noirs caillots pendent à chaque fibre;
Le Vieux frotte sa joue avec le sang caillé.
Heredia, Les Trophées,1893, p. 164. − P. anal. Qui a l'aspect ou la consistance du lait ou du sang caillé : 2. Vers le soir enfin, les orages éclataient : (...) Réfugiés sous des porches, les passants regardaient en se secouant comme des chiens le ciel caillé et les flèches précipitées de la pluie; ...
Nizan, La Conspiration,1938, p. 163. 3. La terre n'est pas que dure : elle est pleine de pierres rondes ... c'est la méchanceté de la terre. C'est de la terre caillée. Si on arrivait à travailler ça de façon à broyer ces caillots, on obtiendrait une terre légère...
Giono, Triomphe de la vie,1941, p. 210. Rem. On rencontre ds la docum. fromage caillé, fromage blanc à gros caillots. L'évêque de Lessa nous fait porter (...) trois sortes de fromage caillé (Barrès, Mes cahiers, t. 11, 1914-18, p. 16). III.− Subst. masc., INDUSTR. LAITIÈRE. Caillé. A.− Partie solide du lait caillé. Les opérations fondamentales de la fabrication du fromage sont : La coagulation du caséum; la séparation du caillé; l'expression du petit-lait (A.-F. Pouriau, La Laiterie,1895, p. 555). B.− ,,Fromage arrêté au premier stade`` (Ac. Gastr. 1962). Le caillé, suffisamment égoutté constitue les fromages ... que l'on désigne sous les noms de fromages maigres, mous ou à la pie (A.-F. Pouriau, La Laiterie,1895p. 552). Fréq. abs. littér. : 85. Bbg. Sain. Arg. 1972 [1907], p. 71. − Sigurs 1963/64, p. 119, 512. |