× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
CACOPHONIE, subst. fém.
A.− Mélange de bruits, de sons discordants qui produisent un effet désagréable à l'oreille. La cacophonie des sifflets et des hurlements (Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe,t. 1,1848, p. 375);les musiques contrariées, qui faisaient des cacophonies (Aragon, Les Beaux quartiers,1936, p. 164):
1. Nous ne suivrons pas Malherbe dans tout ce qu'il a dit contre les inversions dures et forcées, les cacophonies, les consonances de l'hémistiche avec la fin du vers et de la fin d'un vers avec l'hémistiche du précédent ou du suivant, etc., etc... Ces conseils fort judicieux et fort utiles n'ont d'inconvénient qu'autant qu'on les érige en règles générales et obligatoires. Sainte-Beuve, Poésies,1829, p. 156.
B.− P. anal. Mélange confus de choses diverses. [Dans le bouquet final des fromages] C'était une cacophonie de souffles infects (Zola, Le Ventre de Paris,1873, p. 832):
2. ... turbulence, tohu-bohu de styles et de couleurs, cacophonie de tons, trivialités énormes, prosaïsme de gestes et d'attitudes, noblesse de convention, poncifs de toutes sortes, et tout cela visible et clair, non seulement dans les tableaux juxtaposés, mais encore dans le même tableau : ... Baudelaire, Salon,1846, p. 192.
Prononc. : [kakɔfɔni]. Étymol. et Hist. 1. 1587 « consonance qui blesse l'oreille » (Ronsard, Œuvres, I, 353, éd. J. Galland et C. Binet, Paris, 1587); 2. 1732 chant et mus. (Trév.). Empr. au gr. κ α κ ο φ ω ν ι ́ α « voix ou son désagréable » (Démétrius de Phalère dans Liddell-Scott), dér. de κ α κ ο ́ φ ω ν ο ς « qui a une voix ou un son désagréable », composé de κ α κ ο ́ ς « mauvais » et φ ω ν η ́ « voix ». Fréq. abs. littér. : 33.
BBG. − Goug. Lang. pop. 1929, p. 11.