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CABANIER, IÈRE, subst.
Régional
A.− Exploitant d'une cabane (cf. cabane B 3 b) :
1. ... cette partie si différente du reste de la Vendée, elle [Francine] la considérait toujours avec le premier émerveillement de la découverte. Cette forêt, avec des pics, des falaises, des vallées (...) lui avait paru mille fois plus belle que la plaine tourbeuse où elle avait passé son enfance parmi les cabaniers. J. de Lacretelle, Les Hauts ponts,1935, p. 117.
B.− Au fém. Ouvrière des fromageries de Roquefort :
2. La piqueuse Coupiac (...) opère à raison de dix à douze pains [de Roquefort] à la minute et pour la servir, deux cabanières suffisent (...) l'une donne le pain l'autre le retire. A.-F. Pouriau, La Laiterie,1895, p. 758.
Rem. Attesté dans Lar. encyclop.
Prononc. Seule transcr. dans Littré : ka-ba-nié. Étymol. et Hist. 1833-61 « fermier » (Michelet, Tabl. de la France, p. 25, note 2). Dér. de cabane*; suff. -ier*; cabane « ferme » et cabanier « fermier » ne semblent pas attestés dans les dict. dial. (v. FEW t. 2, s.v. capanna).
BBG. − Pohl (J.). La Maison dans les fr. marginaux. Vie Lang. 1969, p. 87.