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BRUNISSURE, subst. fém.
A.− TEXT. Action de donner une teinte brunâtre aux couleurs des étoffes.
P. métaph. Mélancolie. Votre santé est bonne; je crains que, pour le reste, il n'y ait de la brunissure (Mérimée, Lettres à une inconnue,1870, p. 153).
B.− ORFÈVRERIE
1. Aspect lisse et brillant d'un métal bruni.
2. Métier, technique du brunisseur.
Rem. 1. Attesté dans la plupart des dict. gén. à partir de Ac. 1835, sauf dans DG et Lar. Lang. fr. 2. On rencontre dans la docum. le sens « tache brune, brillante ». Les maquereaux, dorés, le dos strié de brunissures verdâtres (Zola, Le Ventre de Paris, 1873, p. 697; Cf. La Curée, 1872, p. 592).
Prononc. : [bʀynisy:ʀ]. Étymol. et Hist. 1. 1429 orfèvr. brunisseure « action de brunir les métaux; le poli résultant de cette opération » (Cl. de Fauquembergue, Journal, éd. A. Tuetey, Paris, t. 2, p. 302); 2. 1723 teinture (Savary des Bruslons, Dict. universel de comm.). Dér. du rad. du part. prés. de brunir*; suff. -ure*. Fréq. abs. littér. : 2.