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BRUMAN, subst. masc.
Vx, région. Fiancé, jeune marié; p. ext. gendre :
Geneviève fut très-joyeuse de la croix normande un peu confuse aussi, car cela devenait trop beau, semblait cadeau de fiancé, de bruman. J. de La Varende, Heureux les humbles,1942, p. 109.
Rem. Attesté dans Guérin 1892, Nouv. Lar. ill., Lar. Lang. fr., DG.
PRONONC. ET ORTH. − Seule transcr. dans DG : bru-man, qui a par ailleurs une var. brumen : bru-min. Orth. la mieux attestée : bruman (Nouv. Lar. ill., Lar. encyclop., DG). Brument ds Guérin 1892.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1198 norm. anthropon. Bruman (Rôles de l'Echiquier de Normandie cité par E. Walberg dans Studia neophilologica, t. 16, 1943-44, p. 47); fin xiiies. prumen « prétendant, fiancé » (M. Roques, Lex. fr. du Moyen Âge, t. 1, p. 442, Abavus, [ms. Conches] 6793) [lire brumen selon M. Roques dans Vox romanica, t. 6, 1941-42, p. 176]; 1remoitié xives. norm. bruman (Contes pieux dans Le Tombel de Chartrose, XVIII, 251, éd. E. Walberg, p. 84); 1559 norm. (Bayeux, pays de Caux) brument (J. Doublet, Elégies, p. 30, Blanchemain dans Gdf.), encore en usage dans ce même dial. (Dum.; Moisy; Héron). Empr. à l'a. nord. *brudrmann, accusatif de *brudrmadr « garçon d'honneur » (cf. isl. mod. brúdhmadhur « dans une noce, invité masculin qui est assis sur le banc du nouveau marié et qui l'accompagne dans la procession », cf. Nyrop Linguistique, p. 291), composé de brudr « fiancé » et de madr « homme », De Vries Anord., s.v. brudr (hyp. de Diez5, p. 535; EWFS2; FEW t. 15, 1, p. 304; E. Walberg, loc. cit., p. 40).
BBG. − De Gorog 1958, p. 93. − Nyrop (K.). Ling. et hist. des mœurs. Paris, 1934, pp. 289-292. − Thomas (A.). Nouv. essais de philol. fr. Paris, 1904, p. 186. − Walberg (E.). Några anmärkningar sill fr. bruman. In : [Mél. Sandfeld (K)]. Kopenhagen, 1943, pp. 254-259 [Cr. Långfors (A.). Neuphilol. Mitt. 1944, t. 45, pp. 93-94]. − Walberg (E.). Sur un mot fr. d'orig. nordique. Encore une fois bruman. St. neophilol. 1943/44, t. 16, pp. 39-49.