× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
BOUCHETON (À), loc. adv.
A.− [Le subst. déterminé, ou le suj. (ou le compl. d'obj.) du verbe déterminé, désigne une pers.] Vx ou région. La face contre terre, à plat ventre, sur le ventre. Coucher, être, tomber à boucheton.
Rem. Attesté dans Guérin 1892; A. Diot, Le Patois briard, 1930, p. 33; Ch.-L. Carabelli, [Lang. campagnarde].
B.− [Le subst. déterminé, ou le suj. (ou le compl. d'obj.) du verbe déterminé, désigne un objet creux, comportant un orifice ou « bouche »] Sens dessus dessous, l'orifice supérieur se trouvant en bas et servant de base; le pied en l'air. Poser, placer (un objet creux) à boucheton; (être) à boucheton; tomber à boucheton :
Oh! maladroit, regardez donc ce que vous faites! Vous posez le petit socle à boucheton? − À bouche-quoi? dit-il en éclatant de rire. − Sens dessus dessous. Vous ne comprenez donc rien? Colette, Claudine à Paris,1901, p. 85.
Rem. Attesté dans G. Collinet, Recueil des régionalismes de la haute-montagne, 1925; A. Diot, loc. cit.; Ch.-L. Carabelli, [op. cit.].
CÉRAM. [Le contexte suppose deux ou plusieurs pièces creuses] L'une dans l'autre, leur orifice se trouvant en bas et le cas échéant, leur pied en l'air. Poser, mettre, renverser (des pièces) à boucheton; cuire, sécher à boucheton (cf. A. Brongniart, Traité des arts céramiques, 1844, p. 29, 392 et 636).
Rem. 1. Attesté dans tous les dict. à l'except. de Ac. 1835-1932 et Dub. 2. La docum. lexicogr. atteste la loc. adv. à bouchon, vx ou région. Synon. de à boucheton (cf. Littré, Guérin 1892 et E. Molard, Le Mauvais lang. corrigé, 1810, pp. 4-5 : On ne dit pas non plus, tomber à bouchon; il faut dire, tomber sur le ventre, ou sur le visage).
PRONONC. ET ORTH. − 1. Forme phon. − Seule transcr. dans Littré : (a)-bou-che-ton. 2. Forme graph. − Habituellement inv., cette loc. se rencontre une fois avec la marque du plur. dans A. Brongniart, Traité des arts céramiques, 1844, p. 392 : ,,Pour cuire les cuviers on les met les uns sur les autres à bouchetons.`` L'alternance graph. existe dans la vieille lang.; le fr. mod. a des formes tantôt avec s (à tâtons), tantôt sans s (à califourchon).
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1418 se mettre à boucheton « se mettre à plat ventre, s'appuyer des mains sur ses genoux » (Arch. JJ 170, pièce 229 dans Gdf.), encore en usage dans les dial. bourguignon et champenois (Nyrop t. 3, § 601); 2. 1852 technol. se dit des pièces de faïence creuses posées l'une sur l'autre par leurs bords (Besch. Suppl.). Dér. de la loc. adv. à bouchon(s) par intercalation de l'infixe -et- (cf. à croupetons). À bouchon(s), dér. de bouche*, suff. -on(s)*, est attesté dep. le xiiies. (Pass. S. Thomas, Richel. 818, fo176 rodans Gdf.) au sens de : « le visage, la bouche contre terre ». À boucheton est à rapprocher de l'adv. ital. boccóni qui recouvre dep. le xives. (Batt.) les 2 sens de la loc. adv. française.