| ![]() ![]() ![]() ![]() BLESSEMENT, subst. masc. Vieilli. Action de blesser, violation : 1. On se demande ce que c'est que le mal moral. Ce n'est pas autre chose que le blessement de la loi dont nous parlons.
P. Leroux, De l'Humanité,t. 1, 1840, p. 185. 2. Ils [personnages de Racine] sont venus au monde blessants et un constant exercice aiguise leur cruauté, maintient l'aigu, la pointe de leur cruauté. De leur blessement.
Péguy, Victor-Marie, Comte Hugo,1910, p. 778. Étymol. ET HIST. − 1. 1370 blecement « dommage » (Oresme, Eth., fo109b, éd. 1488 dans Gdf.); repris au xixes. comme synon. de infraction; 1840 blessement de la loi, supra ex. 1; 2. 1394 blessement « blessure physique » (Lit. remiss. ann. 1394 ex Reg. 146, ch. 438 dans Du Cange, s.v. Bluso) − 1635 (Monet, Abr. du parallèle des lang. fr. et lat., Genève).
Dér. du rad. de blesser*; suff. -ement (-ment1*). STAT. − Fréq. abs. littér. : 2. BBG. − Sigurs 1963/64, p. 35, 326. |