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BLENNORRHÉE, subst. fém.
PATHOL. Écoulement urétral de muco-pus :
La hargne fielleuse des plumitifs de sa propre turne il l'avait sentie passer. L'aigreur au réveil des 14 000 alcooliques, des 6 422 blennorrhées qu'il n'arrivait pas à tarir... Céline, Mort à crédit,1936, p. 32.
Prononc. et Orth. : [blenɔ ʀe] (cf. Pt Rob.). Land. 1834, Littré et DG transcrivent la 1resyll. avec [ε] ouvert. Land. 1834 note [nn] géminées; Littré [rr] géminées. Quillet 1965 est le seul dict. à admettre blennorrée ou blennorrhée. Étymol. et Hist. Fin xviiies. méd. « inflammation chronique de l'uretère et du vagin » (Swédiaur d'apr. Nysten 1814-20); 1814-20 « id. » (Nysten : Blennorrhée [...] désigne les écoulements passifs muqueux ou puriformes qui ont lieu par les membranes muqueuses des parties génitales sans aucun phénomène inflammatoire). Composé du gr. β λ ε ́ ν ν α « morve » ou « pituite » (Hippocrate, 611, 5 dans Bailly) et de ρ ̔ ε ́ ω « couler ». Fréq. abs. littér. : 1.