| ![]() ![]() ![]() ![]() BLANQUISME, subst. masc. A.− POL. Doctrine du révolutionnaire socialiste Louis-Auguste Blanqui (1805-1881) (cf. Lénine, État et révolution, E. S. I., 1933, p. 529). Rem. Attesté dans Quillet 1965 et dans Lar. encyclop., s.v. Blanqui. B.− Au fig. Système révolutionnaire qui présente les caractères de la doctrine blanquiste. Blanquisme artistique (A. Thibaudet, Hist. de la littér. fr. de 1789 à nos jours,1936, p. 487): On aboutit alors à une sorte de blanquisme moral où un petit groupe d'hommes et de femmes, parce qu'ils détiennent un étrange savoir, se placent résolument au-dessus d'une caste d'esclaves. Le seul problème, pour eux, consiste à s'organiser pour exercer, dans leur plénitude, des droits qui ont l'étendue terrifiante du désir.
Camus, L'Homme révolté,1951, p. 60. Étymol. ET HIST. − 1870 (L. Veuillot, article du 28 oct. dans Paris pendant les deux sièges, Œuvres complètes, t. 13, p. 157).
Dér. du nom de Louis-Auguste Blanqui (1805-1881), socialiste et révolutionnaire français, l'un des chefs de la révolution de 1848; suff. -isme*. STAT. − Fréq. abs. littér. : 1. |