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BIDARD, ARDE, adj. et subst.
Pop. (Celui) qui a de la chance.
Être (un) bidard :
1. Qu'on m'objecte la triste mort de Gilbert, ... pour me bien persuader que je suis un « bidard » d'ainsi traîner mon âge mûr salué, et j'ose dire, aimé par toute la jeunesse lettrée, ... Verlaine, Œuvres posthumes,Mes hôpitaux, 1896.
2. − Tu es souvent bidard toi, dit Petit-Pouce à son copain. Je l'ai vu gagner plusieurs fois, ajouta-t-il pour l'instruction d'Yvonne, dans des cas où il n'avait aucune chance, avec des canassons impossibles. Queneau, Pierrot mon ami,1942, p. 127.
Rem. On rencontre dans la docum. le néol. bidardisme, subst. masc. Fait d'avoir de la chance. Le comble du bidardisme (La Petite lune, no43, p. 4).
ÉTYMOL. ET HIST. − 1882 adj. « chanceux » (G. Grison, Paris horrible et Paris original, p. 79 : Nibbidard [sobriquet]. Pas bidard); 1897 subst. (Almanach du Père Peinard, p. 14 dans Sain. Lang. par., p. 120). De Bidard, nom du gagnant du gros lot de l'Exposition de 1878 (Sain., loc. cit.).
STAT. − Fréq. abs. littér. : 1.
BBG. − Sain. Lang. par. 1920, p. 120.