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Catherinette (sainte -) loc. nom. f. JEUX ENFANTS - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1607 - «Va en sa chambre. Se joue a Ste Catherinette, a la toële, a "la compagnie vous plaist-elle ?" et semblables. [...] Amusé en sa chambre a divers jeux, "a Ste Catherinette, où l'on traine" ; c'estoit Mrs de Lansac, de Courtenvau, de Cressy, de Montglat.» J. HéroardJourn. , 1, 1330 et 1343 (Fayard) - P.R.
coiffer sainte Catherine loc. verb. US ET COUT. - FEW (2, 504a), PR[77] (s.v. catherinette), 1842 ; TLF, cit. Balzac, 1844 ; L, ø d ; ND4 (s.v. catherinette), 1867, Delv. ; DG, GLLF, Lex.[75], ø d.
1840 - «[...] une fille d'une incomparable beauté, Bathilde de Chargeboeuf, une fille noble, bien apparentée, réduite à coiffer sainte Catherine : personne n'en veut.» BalzacPierrette, ch. VII, t. II, 60 (Souverain) - M.C.E.
corbignolles de la Sainte Vierge (par les - !) loc. interj. JURON - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1832 - «Je vais voir ! se disait-il chemin faisant. Par les corbignolles de la sainte Vierge ! ce doit être chose curieuse que cette cellule que mon révérend frère cache comme son pudendum ! On dit qu'il y allume des cuisines d'enfer, et qu'il y fait cuire à gros feu la pierre philosophale.» HugoNotre-Dame de Paris, 305 (Garnier, 1959) - TGLF
frousse (sainte -) loc. nom. f. non conv. AFFECT. "peur intense" - TLF, ø d.
1897 - «O joie immense ! immense joie ! / Voici le premier jour de l'an ! A ce bonheur que Dieu m'envoie / Je réponds... sans le moindre élan. / Mais pourtant la chose m'est douce / De songer que chacun chez lui / Se lève avec la sainte frousse / De cette fête d'aujourd'hui.» J. Rédelsperger, in H. FranceDict. de la langue verte, 140 (Nigel Gauvin, 1907) - P.R.
herbe de Sainte-Barbe loc. nom. f. BOT.  "barbarée" - FEW (1, 247b), m.fr. ; DG, ø d ; TLF, cit. Huysm., 1903.
• erbe de S. Barbe
 - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1543 - «L'erbe de S. Barbe [...]» L. FuchsDe Historia stirpium commentarii insignes [...] Scholiis [...] Plantarum uoces gallicas passim experimentibus, 299 recto (Paris) - R. L. rom., 42, 456.
herbe de Sainte-Barbe loc. nom. f. BOT.  "barbarée" - FEW (1, 247b), m.fr. ; DG, ø d ; TLF, cit. Huysm., 1903.
• herbe saincte Barbe
 - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1549 - «De l'Herbe saincte Barbe [...]» Trad. : L. FouschCommentaires tres excellens de l'hystoire des plantes, 285A - R. L. rom., 42, 456.
journée (toute la sainte -) loc. phrast. non conv.  TEMPS - TLF, cit. Journ. des Halles, 1790 (même texte) ; GLLF, DELF, mil. 19e, Baudelaire ; FEW (11, 150a), 1875, Lar. ; Lex.[75], cit. Gobineau ; R, cit. R. Rolland ; PR[77], ø d.
1790 - «[...] celui qui va toute la sainte journée courir le pavé de Paris, qui dîne ben, va ensuite motionner dans un caffé, faire la belle jambe au Palais-royal et va le soir reluquer les femmes [...]» Journ. des Halles, numéro 2, 4 - P.E.
nitouche adj. non conv. VALEUR - ø t. lex. réf. ; absent TLF n. : L, Cotgr. ; Gc, DG, ø d
1792 - «Quelque barbouilleur académique auroit foutu à la France un air nitouche et dolant.» [Lemaire]348e let. bougrement patriotique du véritable père Duchêne, 5 - P.E.
sainte n.f. CARACT.  "par ext." - FEW (11, 149b), 1680, Richelet ; TLF, cit. Chardonne, 1934.
1676 - «Quel bonheur, ma très-chère, de recevoir votre lettre du 17e, en arrivant de Pomé, où j'ai laissé les deux saintes Mme de SévignéLet., à Mme de Grignan , 20 juin, II, 127 (Ed. Gérard-Gailly) - Nies.
sainte ... ! interj. JURON - DDL 6 (sainte grammaire !), 1841 ; absent TLF.
1756 - «NICOLAS. Ventre-de-bouc, je suis ruiné ; sainte Jerusalem ! après ce que j'ai fait pour elle tous les jours maigres ; quel chien de carême auroit-elle passé sans moi ; ah sainte marmite ! j'ai donc perdu mon tems et mon huile [...]» Le Courrier de Milan, in Théâtre des boulevards, III, 153 (A Mahon) - P.E.
sainte grammaire ! loc. interj. JURON - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1841 - «Mme. Ramachard : On se discute ! Alexandre : à part : O sainte grammaire !»Dumersan et DupeutyLa Descente de la Courtille, I, xiii - M.P.
sainte vierge ! loc. interj. JURON - TLF, ød.
• chainte vierge !
 - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1840 - «Ah ! chainte vierge... Sacristi !>»Anicet-Bourgeois et Brisebarre, Quatre-vingt-six moins un !, vi, in Répertoire dram., IV (Henriot-Beck) - T.W.
sainte-alliance n.f. POLIT. - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
1846 - «Le libre commerce, c'est-à-dire le libre monopole, est la sainte-alliance des grands feudataires du capital et de l'industrie [...].» ProudhonSystème des contradictions économiques, vol. 2, 67 (Rivière, 1923) - J.S.
sainte-barbe n.f. MAR. - DG, GLLF, GR[85], 1683, Le Cordier ; Lex.[79], v.1700 ; L, ø d.
Compl.TLF (mêmes réf., ø texte)
1678 - «Sainte Barbe, Gardiennerie, ou Chambre des Cannoniers est un étage ou retranchement de l'arriere du Vaisseau, au-dessus de la Soute, et au dessous de la Chambre du Capitaine. Le Timon passe dans la Sainte Barbe. Les Vaisseaux de Guerre y ont ordinairement deux Sabords.» GuilletDict. du gentilhomme, 42 - P.W.
Sainte-Menehould (à la -) loc. adj.  ou loc. adv. CUIS. "[surtout du pied de porc] : longuement cuit puis refroidi, pané et grillé, et servi avec une sauce à la moutarde, aux oignons, au vinaigre et aux fines herbes" - ø t. lex. réf. ; absent TLF
1747 - «Prenez des Queues de Cochon échaudées ou brûlées, vous les faites blanchir & les mettez cuire dans une bonne braise : étant cuites, vous mettez griller, panez à la Sainte-Mennehoud [sic], ou dans une sauce à l'Espagnole, ou à l'Italienne [...].» Le Cuisinier gascon, 26 (Amsterdam) - P.R.
1755 - «Pattes à la Ste Menehould N. RivalGrimod de La Reynière, le Gourmand Gentilhomme, 20, Illustration [Menu daté du 4 septembre] (Le Pré aux clercs) - P.R.
1808 - «Des pieds de cochon farcis aux truffes, ou à la Ste.-Menehoult Grimod de La ReynièreMan. des Amphitryons, 194 (A.M. Métailié, 1983) - P.R.
Sainte-Menehould (à la -) loc. adj.  ou loc. adv. CUIS. "[surtout du pied de porc] : longuement cuit puis refroidi, pané et grillé, et servi avec une sauce à la moutarde, aux oignons, au vinaigre et aux fines herbes" - ø t. lex. réf. ; absent TLF
• Sainte-Menehoult
  n.f. 
1803 - «Les pieds de dindon se mangent à la Sainte-Menehoult ; on peut aussi les tremper dans une pâte à frire, les noyer dans une Ste.-Menehoult bien liée, les paner, les griller et les servir à sec.» Almanach des gourmands, 1, 143-4 - P.R.