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BELLE-FILLE, subst. fém.
Fille par alliance.
A.− [Relativement au père et à la mère] L'épouse d'un fils :
1. 205. Les enfans doivent des alimens à leurs père et mère, et autres ascendans qui sont dans le besoin. 206. Les gendres et belles-filles doivent également, et dans les mêmes circonstances, des alimens à leurs beau-père et belle-mère... Code civil,1804, p. 39.
2. ... M. de Cambremer devait avoir des qualités, car, s'il était d'une mère que la vieille marquise préférât son fils à sa belle-fille, en revanche, elle (...) déclarait souvent que le marquis était à son avis le meilleur de la famille. Proust, Sodome et Gomorrhe,1922, p. 914.
B.− [Relativement à un des époux] La fille du conjoint :
3. Sans sortir de Tartufe, (...) Elmire fait semblant d'expliquer l'opposition qu'elle a mise à ce qu'il épousât sa belle-fille... Sainte-Beuve, Port-Royal,t. 3, 1848, p. 233.
PRONONC. ET ORTH. : [bεlfij]. Au plur. des belles-filles.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1470 « épouse d'un fils, bru » (Chastellain, Chron., III, 283, Kervyn cité par Delboulle dans R. Hist. litt. Fr., t. 4, p. 140 : Aussitost monseigneur et belle-fille me venront pendre au col pour faire la paix de Charles); 2. 1570 « pour un conjoint, fille que l'autre a eu d'une autre union » (La Cité de Dieu, trad. G. Hervet, I, 188b, A, éd. 1578, cité par Vaganay dans Rom. Forsch., t. 32, p. 18 : La déesse Mene ... est aussi fille de Jupiter et de Latone et pourtant il [S. Augustin] l'appelle belle fille de Junon). Composé de belle, terme de courtoisie, v. beau (sur le modèle de belle-sœur*, beau-père*) et de fille*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 202. Fréq. rel. littér. : xixes. : 294, b) 206; xxes. : a) 417, b) 246.
BBG. − Duch. Beauté 1960, p. 41. − Goug. Mots t. 1 1962, p. 152.