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BAYEMENT, subst. masc.
A.− Ouverture (cf. bayer A) :
1. Par un bayement de l'étoffe la gorge apparaît, filigranée de l'azur des veines qui transparaissent. J. Péladan, Le Vice Suprême,1884, p. 2.
B.− Synon. de l'usuel bâillement (cf. bayer B) :
2. Tout de suite une mélodie molle pleura des notes traînées. (...). Puis les sons semblèrent des bayements délicats, des bras agacés de paresse qui s'étirent, des poses écrasées d'ennui, des bruits flasques de corps dans l'eau. J. Péladan, Le Vice Suprême,1884p. 211.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1285-1300 béement « ouverture » (Gloss. Abavus, éd. M. Roques, t. 1, p. 34). − 1611, Cotgr.; repris au xixes. au sens de a) 1884 bayement « état d'un tissu mal tendu », supra ex. 1; b) 1884 id. « bâillement », supra ex. 2; 2. 1845 (Besch. : Béement. Espérance, attente), peu attesté au xxes. 1 dér. du rad. de bayer-béer* étymol. 1; suff. -ment1*; 1 a et b par confusion de bayer* avec bâiller* (au sens de « être mal tendu [d'un tissu] » et d'« ouvrir involontairement la bouche »); 2 dér. de bayer-béer* étymol. 2.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 1.