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BAVOTER, verbe intrans.
A.− [En parlant d'un nourrisson] Articuler des sons informes tout en bavant (cf. M. Pagnol, Le Château de ma mère, p. 161 dans Rheims 1969).
B.− Fam. Tenir des bavardages ineptes. Synon. de bavasser, bavacher :
1. Il y a, là-dedans, des villages sombres, dans des vergers de pruniers. Des villages qui ont leur conteur comme on a son garde champêtre et son facteur. C'est dans le jour parfois un savetier, parfois un charron, parfois un simple qui bavote doucement, à l'ombre, à longueur de sieste. Giono, Manosque des plateaux,1930, p. 28.
2. Il se met rarement en colère. Il gronde, il grommelle, il bavote et se lamente. G. Duhamel, Chronique des Pasquier,Les Maîtres, 1937, p. 112.
Rem. On rencontre dans la docum. 2 dér. a) Bavotement, subst. masc. Bavardage inepte, incohérent. Les ânonnements et les bavotements de l'auto-suggestion collective (Montherlant, Les Olympiques, 1924, p. 228). b) Bavoteux, subst. masc., arg. Bavard inepte. C'est une bouilloire à bavoteux, leur zone papotarde (Le Pilori, 7 févr. 1941).
1reattest. 1930 (supra ex. 1), mais bavotement (1924, Montherlant, Les Olympiques, p. 228) suppose déjà bavoter, qui provient sans doute des dial. de l'Ouest (cf. FEW t. 1, s.v. baba); dér. de baver*, suff. -oter*. [bavɔte]. Fréq. abs. littér. : 2.