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BASSEMENT, adv.
D'une manière basse, vile. Faire bassement la cour; bassement cruel. Synon. ignoblement, grossièrement :
1. On accuse ceux qui ne croient pas à la vie d'outre-tombe (...) d'être athées, bornés, ou bassement matérialistes. Maeterlinck, L'Ombre des ailes,1936, p. 238.
2. Le slogan de Flaubert : « J'appelle bourgeois quiconque pense bassement », me paraît déborder beaucoup la signification qu'Abel Hermant lui prête. Gide, Journal,1937, p. 1269.
3. L'admiration de moi telle que je suis, inhibe en moi tout pouvoir bovaryque. Je m'aime vulgairement, bassement, puisque je me contente d'un amour inférieur et, dans une certaine mesure, mort. M. Choisy, Qu'est-ce que la psychanal.?1950, p. 117.
Prononc. : [bɑsmɑ ̃]. Durée mi-longue sur [ɑ] dans Barbeau-Rodhe 1930 (cf. aussi Fér. 1768 et Fér. Crit. t. 1 1787 qui écrit bâssement).
Étymol. ET HIST. − 1. 1174 « à voix basse » (Guernes de Pont-Sainte-Maxence, La Vie de St Thomas Becket, éd. E. Walberg, 5347 : E le saint arcevesque desfient bassement) − xviies., Malherbe dans Littré; 2. a) mil. xvies. « humblement, dans un rang bas » (Ronsard, Odes, II, 23 dans Hug. : Si j'ayme depuis naguiere Une belle chamberiere, Hé, qui m'oseroit blasmer De si bassement aimer?) − 1798 (Ac.); b) 1690 (Fur. : Bassement [...] D'une maniere basse. Tout ce que fait un avare, tout ce qu'il dit, c'est bassement). Dér. de l'adj. bas*; suff. -ement (-ment2*).
STAT. − Fréq. abs. littér. : 149.
BBG. − Duch. 1967, § 13. − Lew. 1960, p. 257.