× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
BASSE-COUR, subst. fém.
A.− ARCHITECTURE
1. FORTIF., MOY. ÂGE. Cour intérieure d'une forteresse. Le terrain enclos par les remparts d'une forteresse se nommait la basse-cour (Mérimée, Ét. sur les arts au Moy. Âge,1870, p. 26).
2. Cour distincte de la cour principale, où se trouvent les écuries et les dépendances.
B.− Ensemble de locaux destinés à l'élevage de la volaille, des vaches, des porcs :
1. Enfin, depuis quelques années, Moreau payait son boucher avec des porcs de sa basse-cour, tout en gardant le nécessaire à sa consommation. Balzac, Un Début dans la vie,1842, p. 395.
1. [Considérés du point de vue des animaux qui y vivent]
P. métaph. :
2. Il m'informe que, pour que dorénavant les jeunes ne se moquent plus des vieilles, il les a séparées et les entraîne à des heures différentes. Devoir en arriver là! n'est-ce pas que c'est la jungle? − Dites simplement la basse-cour, où les poules se tuent entre elles, lentement, à coups de bec. Montherlant, Les Olympiques,1924, p. 284.
P. méton. Ensemble des animaux qui vivent dans une basse-cour. Les cris, le caquetage, les piaillements de la basse-cour :
3. ... je revois un moulin, une métairie qu'ombrageaient d'immenses platanes : entre l'eau libre et l'eau qui travaillait au moulin, une sorte d'îlot où s'ébattait la basse-cour. Gide, Si le grain ne meurt,1924, p. 381.
P. compar. :
4. Comme une basse-cour se rue sur le poulet malade pour l'achever ou l'expulser, chaque groupe tend à rejeter ses membres les plus faibles... Barrès, Les Déracinés,1897, p. 148.
P. métaph. :
5. Quelques secondes après, les voilà [des mouettes] de nouveau réunies sur l'eau, basse-cour disputeuse que nous laissons derrière nous, nichée au creux de la houle qui effeuille lentement la manne des détritus. A. Camus, L'Été,1954, p. 172.
2. [Considérés du point de vue des gens qui y travaillent ou qui en tirent bénéfice] Fille de basse-cour :
6. ... Francine, belle comme l'aurore, eut le sort de Peau-d'Âne. On l'envoya à la basse-cour. A. France, Le Génie latin,1909, p. 55.
7. ... deux femmes de basse-cour chargées de la laiterie et qui sentaient le lait caillé, ... R. Bazin, Le Blé qui lève,1907, p. 280.
Vieilli, fam. Nouvelles de basse-cour. Nouvelles fausses.
Prononc. ET ORTH. : [bɑsku:ʀ]. Durée mi-longue sur [ɑ] post. dans Barbeau-Rodhe 1930 (cf. aussi Fér. 1768 et Fér. Crit. t. 1 1787 qui écrit bâsse-cour).
Étymol. ET HIST. − 1. xiiies. « dépendances, cour des dépendances d'une maison (p. oppos. à la cour princ.) » (Cout. d'Artois, 93, Tardif d'apr. Delboulle dans R. Hist. litt. Fr., t. 4, p. 137 : Les autres a aoisemens de la basse court); d'où 2. xives. « cour où l'on élève les petits animaux et la volaille » (Eust. Desch[amps], III, 269 dans Gdf. Compl. : La basse court fait assez pourveance D'avoir poucins, poulaille et maint oison); 3. 1797 « l'ensemble de ces petits animaux et de la volaille » (Sénac de Meilhan, L'Émigré, p. 1643 : J'ai bien de petits agréments [...] j'ai une bonne basse-court, mon potager me donne des légumes en quantité). Composé du fém. de l'adj. bas* et de cour*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 267. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 269, b) 849; xxes. : a) 339, b) 246.
DÉR.
Basse-courier, ière, subst. rare.Personne chargée des soins de la basse-cour. [baskuʀje], fém. [-jε:ʀ]. 1reattest. 1863 (Littré); dér. de basse-cour*, suff. -ier*. Fréq. abs. littér. : 7.
BBG. − Goug. Mots t. 1 1962, p. 76.