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BARONNERIE, subst. fém.
HIST., vx. Synon. anc. de baronnie.
Rem. Un néol. de L. Daudet orthographié de la même façon et signifiant « propos peu sérieux prêté à un baron » (cf. ânerie, bouffonnerie, drôlerie, jacasserie, etc.) : ,,Les aphorismes et pantalonnades d'Arthur [Meyer] sa natation à travers les crachats, son importance sociale, ses duchessetés et baronneries remplissaient de joie Jules Lemaître`` (L. Daudet, Salons et journaux, 1917, p. 37).
Étymol. et Hist. 1. 1160-74 barunerie « assemblée des grands seigneurs » (Wace, Roman de Rou, II, 2045, éd. H. Andresen dans T.-L. : Cil fist Richart aler od grant barunerie); 2. ca 1395 « qualité de baron » (Bout., Somme rur., I, 76, note, éd. 1611 dans Gdf. : Tenir en baronnerie s'entend proprement, tenir du roy immediatement, avec tiltre de baron : mais il se prend icy pour tenir audict tiltre de baron d'un seigneur qui peut avoir des barons tenans de luy, comme du duc ou comte), dernière attest. de ce mot; repris dans Ac. Compl. 1842 qui le note comme ,,v. lang.`` Dér. de baron1* étymol. II; suff. -erie*.