× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
BARONNAGE, subst. masc.
A.− Ensemble de la haute noblesse, des barons (cf. baron1A 1) :
1. Tant qu'une aristocratie pure, c'est-à-dire professant jusqu'à l'exaltation les dogmes nationaux, environne le trône, il est inébranlable (...) mais si le baronnage apostasie, il n'y a plus de salut pour le trône... J. de Maistre, Du Pape,1819, p. 13.
2. Le roi de France trouva dans les villes reconstituées municipalement ce que le citoyen donne à l'État, ce que le baronnage ne voulait ou ne pouvait pas donner, la sujétion effective, des subsides réguliers, des milices capables de discipline. A. Thierry, Essai sur l'hist. de la formation et des progrès du Tiers-état,1853, p. 36.
B.− État, qualité de baron.
Rem. Attesté dans la plupart des dict. gén. du xixeet du xxesiècle.
Prononc. : [baʀ ɔna:ʒ]. Également [bɑ ʀ ɔna:ʒ].
Étymol. ET HIST. − 1. Fin xies. barnage « qualité, titre du baron » (Alexis, st. 50e, G. Paris dans Gdf. : A grant poverte deduit son grant barnage), barnage ou bernage fréquents au Moy. Âge, encore dans Cotgr.; fin xiies. baronnaige « id. » (Amis et Amiles, 651, Hofman, d'apr. Delboulle dans R. Hist. litt. Fr., t. 4, p. 136 : Qui vit ainz home de si fier vasselaige, De tel proesce ne de tel baronnaige); xves. baronage « id. » (Chastellain, Œuvres, VI, 232, Kervyn, ibid. : Quels sont les fruits de si fait baronage?), attest. isolées; noté comme appartenant au ,,style familier, burlesque ou comique`` dep. Trév. 1752; comme terme ,,hist.`` dep. Ac. Compl. 1842; 2. ca 1100 « ensemble des barons » (Roland, éd. Bédier, 1349 : Dist l'arcevesque : « Ben ait nostre barnage! »). Dér. de baron1* étymol. II (cas suj. en a. fr. ber); suff. -age*; v. Nyrop t. 3, § 147-150, remarque.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 1.