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BARBOTEMENT, subst. masc.
Action de barboter* :
1. ... au fond du canal les hussards se démenaient, assez embarrassés de leur position; car en beaucoup d'endroits l'eau avait cinq pieds de profondeur. Deux ou trois chevaux prirent peur et voulurent nager, ce qui fit un barbotement épouvantable. Stendhal, La Chartreuse de Parme,1839, p. 41.
Spéc. Bruit qui résulte de cette action :
2. À ce moment, un bruit étrange vint du cabinet de toilette, une sorte de barbotement doux et continu. Zola, Son Excellence E. Rougon,1876, p. 307.
Rem. Synon. de barbotage* mais plus rare et plus littér., barbotement n'est attesté que par qq. dictionnaires.
PRONONC. ET ORTH. : [baʀbɔtmɑ ̃]. Graph. plus rare barbottement.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. xives. barboutement « parole trompeuse » (Ysopet, B.N. 1594, fo24 vodans Gdf. Compl. : Li faux mauvés, li püens lierres Desoit par son barboutement); 1542 barbottement (Du Pinet, XVIII, 35, ibid.) − 1610, ibid; repris par Zola, L'Assommoir, p. 668; 2. 1839, supra ex. 1. Dér. du rad. de barbot(t)er* étymol. I et II 1 : suff. -ement (-ment1*).
STAT. − Fréq. abs. littér. : 9.