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BANDOULIER, subst. masc.
Vieilli. Brigand qui vole sur les grands chemins :
À cette époque de troubles et de guerres intestines, il était rare qu'on osât s'aventurer hors des villes, et, si quelque affaire vous y forçait, ce n'était que bien armé ou même avec une escorte, tant était grande la crainte des bandouliers et des hommes d'armes en déroute qui infestaient les campagnes, employant leurs loisirs à détrousser et rançonner les voyageurs. Balzac, Œuvres diverses,t. 1, 1850, p. 333.
PRONONC. ET ORTH. : [bɑ ̃dulje]. Durée mi-longue sur la 1resyll. dans Passy 1914. (Pour une durée longue, cf. Fér. 1768 et Fér. Crit. t. 1 1787). Ac. 1798 et 1835 (cf. aussi Besch. 1845) donnent uniquement bandoulier. Ac. 1878 et 1932 n'enregistrent plus le mot. Le reste des dict. admet bandoulier ou bandolier.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1466 bandelier « bandit de grand chemin » (A.N. JJ 201, pièce 104 dans Gdf. Compl. : Lequel Vincent estoit bandelier larron, renyeur et blafemeur de Dieu); ca 1507-1509 bandolier (Seyssel, Appian, 426, éd. de 1544 dans Quem.); 1537 bandoulier (Bonaventure Desperiers, Joyeux devis, 82, 279 dans Rupp., p. 39). Empr. au cat. bandoler « hors-la-loi », attesté dep. 1455 (Colección de documentos inéditos del Archivo General de la Corona de Aragón, VIII, 468 dans Alc.-Moll. t. 2), dér. de bandól, autre forme de bando « faction », empr. au cast. bando « bande » (v. bande3, Cor. t. 1, s.v. bando II, FEW t. 15, 1, p. 56); cette hyp. est préférable à celle d'un empr. à l'esp. bandolero (Schmidt, pp. 82-83; Rupp., p. 38; Brunot t. 2, p. 213; Dauzat 1968), plus tardif (dep. 1542 d'apr. Cor. loc. cit.).
STAT. − Fréq. abs. littér. : 1.