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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

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BALOURDERIE, subst. fém.
Propos maladroit ou inepte :
En général, il ne faut jamais répéter un avis, fût-ce celui du Pape, sans l'avoir pesé, autrement on s'expose à dire des balourderies qui font mal connaître votre manière de juger. Stendhal, Correspondance,t. 1, 1842, p. 4.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1578 balorderie « maladresse (de langage), balourdise » (H. Estienne, Dial. du lang. franç. ital., I, 4 [Philausone aux Lecteurs] dans Hug. : Ce langage italianizé luy sembloit fort strane, voire avoir de la gofferie, et balorderie; [I, 278, ibid] : Tout ce qui estet faict à la nouvelle façon, on le diset estre faict à la reystre : mesmement quand il y avet un peu de balorderie); 1777-83 balourderie « id. » (Ling.[uet], V, 481 dans Gohin, p. 242); Fér. Crit., s.v. balourdise considère le mot comme un emploi propre à Linguet pour balourdise; 1842 dire des balourderies, supra. La forme m.fr. balorderie est empr. à l'ital. balorderia « id. » (1552, Bembo, Delle lettere, 2, 61 dans Batt. s.v.); la forme mod. serait plutôt dér. directement du fr. balourd* étymol. 1; suff. -erie* (sur le modèle de badaud/badauderie, niais/niaiserie, etc.).