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BALADINAGE, subst. masc.
A.− Métier de baladin.
P. méton. Farce de baladin, plaisanterie burlesque.
Au fig., péj. :
1. ... le régent, ignorant le principe incontestable qui l'autorisait à déclarer son pupille libéré, ne vit pas combien cette opération aurait été juste, sensée, humaine, utile, préférable en tous sens au Baladinage cruel qui amusa, pervertit et ruina la France. (Linguet). S. Mercier, Néologie,t. 1, 1801, p. 66.
B.− CHORÉGR., vx. Danse faite de sauts. Synon. danse par haut :
2. ... ses progrès [au ballet de cour] (...) provoquèrent (...) cette crainte du baladinage que nous voyons percer chez de Punes. J. Écorcheville, Vingt suites d'orchestre,1906, p. 45.
PRONONC. : [baladina:ʒ].
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1754 chorégr. (Cahusac, La Danse anc. et mod. : les embellissements que Lully fit à la Danse du Théâtre, furent d'abord jugés un Baladinage), attest. isolée; 1838 signalé comme néologisme avec un sens très proche (Ac. Compl. 1842 : Baladinage [...] Métier, office de baladin); 2. mil. xviiies. fig. « bouffonnerie, plaisanterie sotte » (Voltaire, Siècle de Louis XIV, 32 dans Littré : C'est un baladinage que deux tomes de lettres dans lesquelles il n'y en a pas une seule d'instructive), qualifié de ,,vieilli`` dans DG. Dér. de baladin*; suff. -age*.