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BAISSEMENT, subst. masc.
Vieilli ou littér. Action de baisser :
1. À sa liberté d'allures, de mots, d'idées, on crut à une extravagante qui ferait des heureux; mais on revint vite de ce téméraire jugement. D'un sourire à la Lise, d'un baissement de paupières à la Colombina, elle coupait une déclaration sans parler... Péladan, Le Vice suprême,1884, p. 52.
2. MmeMolé, à qui on tâchait de faire entendre en parlant assez fort, qu'on parlait d'elle, tout en s'efforçant de lui montrer par des baissements de voix qu'on n'aurait pas voulu être entendu d'elle, reniait lâchement Brichot qu'elle égalait en réalité à Michelet. Proust, Le Temps retrouvé,1922, p. 791.
PRONONC. : [bεsmɑ ̃]. Barbeau-Rodhe 1930 indique une demi-longueur pour [ε].
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1165-70 « abaissement, dégradation, diminution » (B. de Ste Maure, Troie, éd. L. Constans, 11889 dans T.-L. : Se nos bessons, li bessemenz En sera vostre et a voz genz), dans ce sens, attesté uniquement chez cet aut.; 2. 1539 « action de baisser » (Est., p. 52 : Baissement de sourcilz). Dér. de baisser*; suff. -ment1*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 2.