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BACULAIRE, subst. et adj.
A.− Emploi subst., HIST. RELIG. Nom donné à des sectaires anabaptistes non-violents qui n'admettaient le port d'aucune arme sinon un simple bâton.
Rem. Attesté ds Ac. Compl. 1842, Lar. 19e-Lar. encyclop.
B.− Néol., emploi adj. [Chez Claudel] Connaissance baculaire. Connaissance du monde extérieur que permet d'acquérir le bâton animé qu'est le bras, prolongé par la main :
Prophète (Jér. XXVII, 5) : ego, moi, j'ai fait le ciel et la terre dans mon bras étendu. Et c'est dans la même attitude extrême qu'il continue à être présent dans l'activité de sa rédemption (Deutér. V, 25). Le bras est à notre épaule ce membre à la fois latéral, direct, articulé et rotatif, cet appendice qui nous sert à exercer au dehors connaissance baculaire et acte, et à passer au regard de l'extérieur du général au particulier. Claudel, Un Poète regarde la Croix,1938, p. 111.
Rem. Signalé ds Rheims 1969.
ÉTYMOL. ET HIST. I.− 1771 subst. plur. relig. (Trév.). II.− 1938 adj. fig., supra. Dér. du rad. du lat. baculum « bâton » (TLL s.v., 1670 à 1672); suff. -aire*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 1.
BBG. − Rheims 1969.