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BABILLEMENT, subst. masc.
Action de babiller; flux, volubilité de paroles (Ac. 1835-78). Le babillement est quelquefois un symptôme de maladie.
P. métaph. :
1. ... le temps s'approchait, où elle devait, d'une manière inattendue, faire ses adieux aux enchantements de la vie, abandonnant pour toujours la compagnie des tourterelles, des gélinottes et des verdiers, les babillements de la tulipe et de l'anémone, les conseils des herbes du marécage, l'esprit incisif des grenouilles, et la fraîcheur des ruisseaux. Lautréamont, Les Chants de Maldoror,1869, p. 229.
P. anal. :
2. Tous regardaient avec un véritable plaisir cette jolie fille, si douce et si timide; Iôsef lui-même souriait. Il y avait en elle comme un parfum des champs; une bonne odeur de printemps et de grand air, quelque chose de riant et de doux, comme le babillement de l'alouette au-dessus des blés; en la regardant, il vous semblait être en pleine campagne, dans la vieille ferme, après la fonte des neiges. Erckmann-Chatrian, L'Ami Fritz,1864, p. 30.
Rem. Selon la plupart des dict. gén. du xixes., le terme est utilisé surtout en médecine.
PRONONC. : [babijmɑ ̃]. Pour [λ] mouillé ou yod, cf. babillage.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1584 (J. des Caurres ds Delboulle, Rec. de notes lexicologiques : un babillement blasphémateur de voix diaboliques), attest. isolée; 1790 méd. (Encyclop. méthod., Médecine, t. 3, p. 509 : On a vu plus d'une fois le babillement opiniâtre, suivi de toux violentes, d'anhelations, et même de crachemens de sang); 1864 lang. commune, supra ex. 2. Dér. de babiller*; suff. -ment1*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 3.
BBG. − Encyclop. méthod. Méd. t. 3 1790.