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ATTRISTEMENT, subst. masc.
Néol. État de celui qui est attristé, état passager de tristesse :
1. 21 septembre. Asseline tombe chez nous. Il hérite, par une succession de trois testaments, d'abord 100.000, puis 300.000, puis enfin 1.400.000 francs d'une vieille dame, dont il était le filleul. Une joie encore étonnée d'elle-même, une stupeur, l'attristement et la confusion d'un éboulement de bonheur. E. et J. de Goncourt, Journal,1856, p. 269.
2. Nous sommes lassés de toutes choses avant les autres. Un monde, dont il faut à un autre un an pour en faire le tour, nous le savons par cœur au bout de huit jours. Donc, satisfaction de la curiosité très rapide et suivie promptement de dégoût. Puis par cette perception sensitive, − cette seconde vue des choses que tout le monde voit sans les voir, − des blessures et des attristements, qui viennent d'un meuble, qui pour nous seuls sent la misère, de visages souriants, où nous lisons une querelle qu'on s'est empressé de raturer, etc. E. et J. de Goncourt, Journal,1858, p. 518.
Rem. 1reattest. supra ex. 1; dér. de attrister*, suff. -ment1*.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 2.