| ![]() ![]() ![]() ![]() ARÊTEUX, EUSE, adj. Qui est rempli d'arêtes : Mais il est de ces rigoristes
Qui, plus que le Pape papistes,
Se laisseraient hacher menu,
Plutôt que de mettre autre chose
Qu'une arêteuse et maigre alose,
Une brême sur leur menu.
Ponchon, La Muse au cabaret,Propos de carême, 1920, p. 170. − Au fig., vx. Embarrassant, rempli de difficultés. Question arêteuse. Rem. Attesté ds Ac. Compl. 1842, Besch. 1845, Lar. 19eet Nouv. Lar. ill. ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1209 fig. « épineux, pénible, plein d'embarras » (Reclus de Molliens, Miserere, CLXXVIII, 7 ds Gdf. Compl. : Hom, n'est dont te vie arestouse, De fain, de soif, de froit penouse?); 2. fin xves. « plein d'arêtes, d'épines » (Du Chesne, Grand miroir du monde, p. 41, ibid. : Venez prendre quartiers, bellues aresteuses).
1, 2 prob. dér. de arête* étymol. 2 (suff. -eux*) employé par le Reclus de Molliens, Miserere, Ms. de Gaignat, fo211, rocol. 1 ds La Curne t. 3, au sens de « incommodité » : Vie d'omme est d'areste plaine... Moult arestouse vie maine cil qui maine la plus legere; lat. aretosus « qui a des barbes d'épis » (v. arête étymol. 1), Venantius Fortunatus, Carm. Praef. 10, 3, 1 ds TLL s.v., 586, 25. STAT. − Fréq. abs. littér. : 1. |