| ![]() ![]() ![]() ![]() ARMELLE, subst. fém. Région. Lame de couteau, petit couteau : 1. C'est avec une mauvaise armelle qu'il s'est coupé le doigt.
H. Coulabin, Dict. des loc. pop. du bon pays de Rennes-en-Bretagne,1891. − P. métaph., péj. : 2. Tout d'un coup, cet enragé passe, avec une brutalité de cyclone, emportant sa danseuse comme un paquet, car il a parié « un siau de vin blanc », payable au buffet installé dans la cour, qu'il « ferait » la longueur de la salle en six pas de galop; on s'attroupe, on l'admire. Monmond a gagné, mais sa danseuse − Fifine Baille, une petite traînée qui porte en ville du lait et tout ce qu'on veut − le quitte furieuse, et l'injurie.
− Espèce de grande armelle! t'aurais pu assez ben bréger ma robe! reviens m'inviter, je te resouperai!
Colette, Claudine à l'école,1900, p. 314. ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1891, supra; 2. 1900, supra.
Terme dial. partic. répandu dans le Nord-Ouest (Rennes, Coulabin, supra; norm. Moisy, Dum.), signalé aussi en berr. par FEW t. 5, p. 135b; en lorr. et en bourg. par Gdf.; altération de l'a. fr. alemelle « lame (de couteau, d'épée) », v. alumelle; le type intermédiaire almel(e) est aussi répandu dans les dial. (FEW, loc. cit.). |