| ![]() ![]() ![]() ![]() APOLOGISER, verbe. Néol. Faire une apologie, militer pour la défense de quelqu'un ou de quelque chose : Il m'eût été facile de retrouver sous le tissu minutieux de Madame Bovary, les hautes facultés d'ironie et de lyrisme qui illuminent à outrance la Tentation de saint Antoine. Ici le poëte ne s'était pas déguisé, et (...) son [de Flaubert] Saint-Antoine (...), harassé par toutes les folies qui nous circonviennent, aurait apologisé mieux que sa toute petite fiction bourgeoise [Madame Bovary].
Baudelaire, L'Art romantique,1867, p. 449. Rem. Est attesté (avec la mention néol.) ds Ac. Compl. 1842, Besch. 1845 : ,,Mirabeau a employé ce verbe, mais personne ne s'en est servi après lui.`` Rem. analogue ds Lar. 19e. Mentionné également ds Nouv. Lar. ill. PRONONC. − Seule transcription ds Land. 1834 : a-po-lo-ji-zé. ÉTYMOL. ET HIST.
I.− 1787 sens obsc. peut-être « conjecturer » (Cte de Mirabeau, Histoire secrete de la Cour de Berlin ds
Œuvres, éd. Dupont, VI, 361 : Je n'ai qu'écouté quant aux propositions; je n'ai qu'apologisé quant aux réflexions).
II.− 1834 « faire l'apologie » (Land.).
I prob. formé sur le gr. α
̓
π
ο
λ
ο
γ
ι
́
ζ
ο
μ
α
ι « calculer »; II dér. du rad. de apologie*; suff. -iser*. |