| ![]() ![]() ![]() ![]() APLANISSEUR, EUSE, subst. A.− Personne qui aplanit. 1. TECHNOL. Aplanisseur de parquets. Ouvrier qui lisse la surface des parquets. 2. TEXT. Synon. de aplaigneur, aplaneur. − P. métaph. et au fig., néol. Personne qui aplanit les difficultés, prépare le terrain : ... souvent j'ai entendu parler de différens écrits sur l'origine des idées et même j'en ai lu; mais la vie agitée que j'ai menée pendant si long-temps, et peut-être aussi le manque d'un bon aplanisseur (ce mot, comme vous voyez, n'appartient point à la langue primitive) m'ont toujours empêché d'y voir clair.
J. de Maistre, Les Soirées de Saint-Pétersbourg, t. 1, 1821, p. 144. B.− Subst. fém., TRAV. PUBL. Aplanisseuse. Appareil muni de lames, utilisé pour aplanir les routes. Synon. aplanisseur (Plais.-Caill. 1958). PRONONC. : [aplanisœ:ʀ]. ÉTYMOL. ET HIST.
I.− 1606 (Nicot : Applanisseur. Combien que ce nom soit commun à tous ceux qui applanissent toutes choses bossues, inegales, montueuses & rabbotueuses, si est-ce qu'il est approprié en particulier à celuy qui avec chardons tirent la bourre lanisse des draps apres qu'ils ont esté reboursez et receu la premiere tonture).
II.− 1756 pol. « partisan d'une société égalitaire » (Voltaire, Essai sur les mœurs, éd. R. Pomeau, Garnier, t. 2, p. 672 : ils se nommèrent les aplanisseurs, nom qui signifiait qu'ils voulaient tout mettre au niveau, et ne reconnaître aucun maître au-dessus d'eux).
Dér. du rad. du part. prés. de aplanir*; suff. -eur2*. Sens II calque de l'angl. leveller « id. » (Barb. Infl., p. 7; Mack. t. 1 1939, p. 185) attesté (pour désigner les membres d'un groupe révolutionnaire angl. influencé par la secte des indépendants) dep. 1644 (Needham, Case Commw., 77 ds NED t. 6). STAT. − Fréq. abs. littér. : 1. BBG. − Behrens Engl. 1927, p. 51. − Dub. Pol. 1962, p. 78, 128. − Frey 1925, p. 253. − Lutaud (O.). Translation, trad., tradition. Empr. lex. au premier radicalisme angl. Cah. Lexicol. 1968, t. 13, no2, p. 56. − Mét. 1955. − Plais.-Caill. 1958. |