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... et puis vous m'ennuyez, vous saurez bien tout ça puisque le tambour de ville le criera, tâchez seulement d'appletter plus que ça, que vos ouvrages soient prêts. Colette, Claudine à l'école,1900, p. 256.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1723 agric. « travailler vite » (Boullay, Manuel de cult. de la Vigne, p. 665 ds Gdf., s.v. esploitier : Apleter, c'est avancer dans l'ouvrage. On dit d'un homme qui a beaucoup avancé dans l'ouvrage en peu de tems, qu'il aplete bien); signalé comme terme d'agric. ds Ac. Compl. 1842, peu usité selon Besch. 1845. Issu de l'a. fr. aploitier « accomplir, faire, exécuter » attesté fin xiiies. (Vie des Pères, Ars. 3641, fo37c ds Gdf., ibid. : Tos dolans de lui se depart Por ceu qu'il n'ot riens aploitié) forme par substitution de préf. de l'a. fr. esploitier (voir exploiter); attesté au sens de « agir avec ardeur, s'empresser » dep. la 2emoitié du xiies. (Benoit de St More, Chron. des ducs de Normandie, II, 39337, Michel ds Gdf., ibid. : Contre son pere aveit tencié E plusors feiz mal espleitié) d'où les nombreuses formes dial. du type épléter au même sens que apléter (cf. FEW t. 3, p. 311b).
BBG. − Mots rares 1965. − Rheims 1969. − Soé-Dup. 1906.