× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
ANTIPHONIE, subst. fém.
A.− LITURG. Chant exécuté alternativement par deux chœurs (cf. antienne A et antiphone A) :
1. Saint Ambroise, en instituant le chant à deux chœurs appelé, à cause de son origine grecque, antiphonie, rapporta toute la musique liturgique à quatre modes seulement. F. Clément, Hist. gén. de la mus. relig.,1860, p. 30.
B.− MUS. (cf. antiphone B)
1. Consonance de l'octave :
2. La consonance de l'octave s'appelle aussi [en harmonie] antiphonie, par opposition à l'homophonie qui veut dire consonance de l'unisson; ... H. Reber, Traité d'harm.,1949, p. 117.
2. Partie instrumentale ou vocale exécutée à l'octave d'une autre :
3. En tant qu'interprète de la mélodie, le violoncelle (...) vient immédiatement après le premier violon dont il forme l'antiphonie, la contrepartie à l'octave inférieure. Gevaert, Cours méthodique d'orchestration,1885, p. 54.
En partic., ds la mus. gr. anc.Mélodie exécutée par plusieurs voix ou instruments à un intervalle d'une ou plusieurs octaves.
Rem. Attesté ds la plupart des dict. gén. du xixesiècle.
PRONONC. − Dernière transcription ds Gattel 1841 : an-ti-fo-nî-e.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1380 liturg. « chant interprété alternativement par deux chœurs » (Evrart de Conty, Probl. d'Arist., Richel. 210, fo234eds Gdf. : L'autre chose requise a bonne antiphonie si est bonne proportion et convenable entre les vois parties quant au nombre d'icelles); attest. isolée, repris ds les ouvrages de musicologie du xxes. (supra); 2. 1751 mus. gr. (Encyclop. : Antiphonie étoit [...] espèce de symphonie qui s'exécutoit à l'octave ou à la double octave). Composé du rad. du gr. α ̓ ν τ ι ́ φ ω ν ο ς « qui répond à, qui accompagne » au sens 1 (Euripide, Suppl. 800 ds Bailly); « qui résonne d'accord avec (en parlant d'un accord d'octave) » au sens 2 (Platon, Leg. 812, ibid.); suff. -ie*; DEI, s.v. antifonia signale un gr. tardif α ̓ ν τ ι φ ω ν ι ́ α (iiie-ives. Eusèbe de Césarée).
STAT. − Fréq. abs. littér. : 1.
BBG. − Bach.-Dez. 1882. − Rougnon 1935, pp. 133-134.