| ![]() ![]() ![]() ![]() ANARTHRIE, subst. fém. A.− BOT. ,,Genre de restiacées comprenant des plantes vivaces qui habitent les côtes méridionales de l'Australie.`` (Nouv. Lar. ill.). B.− PATHOL. Trouble du langage consécutif à une lésion cérébrale et marqué par l'impossibilité ou une grande difficulté d'articuler les sons du langage. Synon. aphasie motrice sous-corticale (Garnier-Del. 1958) : 1. L'aphasie, l'anarthrie sont des éclipses entre les hérédofigures, leurs segments verbaux, et le soi.
L. Daudet, Le Monde des images,1919, p. 214. 2. La théorie de l'aphasie et du langage parut se transformer complètement quand on fut amené à distinguer, au-dessus de l'anarthrie, qui intéresse l'articulation du mot, l'aphasie vraie, qui ne va jamais sans troubles de l'intelligence, ...
M. Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception,1945, p. 204. DÉR. Orth. − Nouv. Lar. ill. écrit : anarthrie ou anarthria.Anarthre, adj.a) zool. Dépourvu d'articulations b) pathol. [En parlant d'une pers.] Atteint d'anarthrie. Anarthrique adj.,pathol. Altération anarthrique, altération due à l'anarthrie (cf. L. Daudet, Le Monde des images, 1919, p. 134). Étymol. ET HIST. − 1. 1845 bot. (Besch.); 2. 1919 méd., supra.
Empr. au gr. α
̓
ν
α
ρ
θ
ρ
ι
́
α « faiblesse d'articulation ».
− Anarthre, 1845 (Besch.). Anarthrique, 1919, supra. STAT. − Fréq. abs. litt. : 1. BBG. − Garnier-Del 1961 [1958]. − Lafon 1969. − Lar. méd. 1970. − Littré-Robin 1865. − Mar. Lex. 1933. − Mar. Lex. 1961 [1951]. − March. 1970. − Méd. Biol. t. 1 1970 (et s.v. anarthrique). − Moor 1966. − Piéron 1963. − Springh. 1962. |