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ALTÉRATIF, IVE, adj.
[En parlant d'un inanimé seulement] Qui altère (cf. altérer1).
A.− MUS. Signe altératif. Signe indiquant une altération :
Quant aux signes altératifs [diésés ou bémolisés] qui portent accidentellement sur les autres notes [que les notes déjà accidentées], ils conversent, dans la transposition, la signification qu'ils avaient dans le ton écrit... M.-G.-A. Savard, Principes de la musique et méthode de transposition,1886, p. 140.
B.− CHIM. Dont la nature est d'altérer, de modifier les propriétés des corps. Liqueur altérative (Land. 1834, Ac. 1798 Suppl. 1835).
C.− PHARM. [En parlant d'un médicament] ,,Qui modifie les conditions morbides en agissant sur le métabolisme.`` (Duval 1959).
Rem. Donné comme néol. par Ac. Compl. 1842 (sans mention de domaine) et par Besch. 1845.
Emploi subst. [Désigne un inanimé exclusivement]
CHIM. C'est un altératif (Land. 1834), employer un altératif (Ac. 1798 Suppl. 1835), un altératif, des altératifs (Besch. 1845).
Prononc. − Dernière transcription ds Land. 1834 : ɑl-té-rɑ-tif, fém. -tive.
Étymol. ET HIST. − 1370-77 phys. « qui altère, qui apporte des changements dans les choses » (Oresme, Liv. du ciel et du monde, ms. Univers., fo211 vods Gdf. Compl. : Vertu alterative) qui, à la différence de altérateur, suit la même évolution que le verbe altérer1*, s'employant spéc. en pharmacopée « qui change l'état des solides et des liquides dans l'organisme » dep. la 2emoitié du xvies. (Ambr. Paré, XX, I, 5 ds Hug. : L'usage des medicamens, soit purgatifs, soit alteratifs); cf. aussi 1701 (Fur. : Remedes alteratifs). Empr. au lat. médiév. alterativus « id. » attesté comme terme de phys. au xiiies. (Pseudo-Aristoteles, Interpr., p. 384 ds Mittellat. W. s.v., 510, 16 : virtus alterativa est masculina calida et humida et est aer) et de méd. au xiies. (Tractatus, De aegr. cur., p. 161, 40, ibid., 21 : frigidis alterativis insistendum).
BBG. − Bél. 1957. − Duval 1959.