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ALTÈQUE (D'), loc. adj.
Argot
De (bonne ou belle) qualité.
A.− [En parlant d'une pers. ou d'une chose que l'on apprécie] Bon, véritable :
Un voleur convie sa sœur au baptême de son fils. « Frangine d'altèque1, ... [=] 1 Bonne sœur... F. Vidocq, Les Voleurs,1836
Parrain d'altèque. ,,Témoin à décharge.`` (Esn. 1966).
B.− [Sert à exprimer une idée de supériorité dans la hiérarchie soc.]
Abatteur d'altèque. ,,Procureur général.`` (Esn. 1966).
Rem. Ch.-L. Carabelli, [Langue de la pègre] mentionne un emploi subst. du terme altèque, avec la signification « voleur adroit ».
Étymol. ET HIST. − 1837 arg. d'altèque « beau » (Vidocq, Les Voleurs, Préface ds Sain. Sources Arg. t. 2 1912, p. 190 : Depuis le réduit où j'ai gambillé avec tézigue et remouché tes châsses et ta frime d'altèque). Remonte prob. au rad. du lat. altus « haut », le suff. étant empr. à aztèque*, attesté au sens de « voleur » en arg. parisien. L'étymol. proposée par Esn. 1966, cat. dalt (de alt) « au-dessus » et suff. ec/èque, n'est pas convaincante.
BBG. − Michel 1856.