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ALFAQUI, subst. masc.
,,Prêtre maure; Docteur de la loi musulmane.`` (Ac. Compl. 1842) :
Et vois-tu ce calice d'or que je porte dans mes armes? Un alfaqui des Morisques l'avait volé dans une église, où il avait commis mille horreurs (...). L'alfaqui se servait de ce calice pour boire du sorbet à la neige. P. Mérimée, Colomba,1840, p. 303.
Rem. 1. Attesté ds Besch. 1845, Lar. 19e, Guérin 1892. 2. Guérin 1892 l'écrit alfaquin.
Prononc. ET ORTH. − 1. Forme phon. − Seule transcription ds Land. 1834 : al-fa-kice (orth. : alfaquis). − Rem. Guérin 1892 emploie comme vedette la forme alfaquin.
Étymol. ET HIST. − 1752 (Trév.). La forme alfaqui est empr. à l'esp. alfaquí « docteur ou prêtre musulman », attesté dep. ca 1300 (Gran Conquista de Ultramar, d'apr. Cor. t. 1 1954), de l'ar. al faqîh « théologien et jurisconsulte ». La forme alfaquin est empr. à l'esp. alfaquín, d'abord « médecin musulman » dep. 1256-76 (Libros del Saber de Astron., éd. Rico y S., t. 1, p. 206, d'apr. Al. 1958) puis « prêtre musulman » dep. 1527 (B. Villalba, éd. Bibl. esp., XXIII, II-280, ibid.), de l'ar. al hakîm « sage, spécialement philosophe ou médecin », dér. de la racine h − k − m « savoir » (d'apr. Cor., loc. cit.).
BBG. − Flutre (L.-F.). De Quelques termes usités aux 17eet 18esiècles sur les côtes de l'Afrique occidentale et qui ont passé dans les récits des voyageurs français du temps. In : [Mélanges Wartburg (W. von)]. Tübingen, 1958, pp. 213-214. − Prév. 1755.