| ![]() ![]() ![]() ![]() ALENÇON, subst. masc. Point d'Alençon, dentelle d'Alençon; p. ell. Alençon. Dentelle dite aussi point d'Alençon, fabriquée à l'aiguille avec des fils de lin, d'une extrême finesse et au riche dessin : 1. La riche a les blondes anciennes...
L'alençon et la valenciennes...
A. Pommier, Paris, poème humoristique,1866, p. 375. 2. Un éclat brusque de voix, venu du salon, coupa les explications de Mouret. C'était MmeGuibal qui aurait préféré les volants de vieil alençon en tablier seulement.
− Mais, ma chère, disait Mmede Boves, le tablier en était couvert aussi. Jamais je n'ai rien vu de plus riche.
− Tiens! Vous me donnez une idée, reprenait MmeDesforges. J'ai déjà quelques mètres d'alençon... Il faut que j'en cherche pour une garniture. Et les voix tombèrent, ne furent plus qu'un murmure. Des chiffres sonnaient, tout un marchandage fouettait les désirs, ces dames achetaient des dentelles à pleines mains.
É. Zola, Au Bonheur des dames,1883, p. 459. Prononc. : [alɑ
̃sɔ
̃]. Étymol. ET HIST. − 1866, supra ex. 1.
Du topon. Alençon, ville où l'on fabrique de la dentelle. BBG. − Boiss.8. − Comm. t. 1 1837. − Duval 1959. − Henry 1960, p. 248. − Leloir 1961. |