| ![]() ![]() ![]() ![]() ALCAVALE, ALCAVALA, ALCABALA, subst. masc. HIST. Impôt espagnol (datant du xives. et encore en vigueur au xixes. après diverses modifications) payé par le vendeur et frappant toute vente publique ou échange dont le montant était ainsi majoré d'un dixième : ... pourtant, tous frais faits, le Milanais rapportait tous les ans à l'Espagne huit cent mille ducats. Les plus petites fractions de cette énorme monarchie donnaient leur denier; les îles Baléares versaient par an cinquante mille écus. (...). Ajoutez à cela la vente des commanderies, les caducités des états et des biens, les alcavales, les tiers, les confiscations, les dons gratuits des peuples et des feudataires.
V. Hugo, Le Rhin,1842, p. 430. Rem. Seul Ac. Compl. 1842 atteste le mot dans le sens de « droit perçu sur les marchandises importées en Espagne, et dans les colonies espagnoles ». Lar. encyclop. le donne comme subst. fém. Orth. − Ac. Compl. 1842, s.v. alcavala renvoie à alcabala. Guérin 1892 écrit : alcabala ou alcavala. Pour la forme francisée alcavale, cf. ex. sém.Étymol. ET HIST. − 1838 comm. alcabala, alcavala (Ac. Compl. 1842 : Alcavala [...] Voy. Alcabala. Alcabala [...] Nom d'un droit perçu sur les marchandises importées en Espagne, et dans les colonies espagnoles); 1842 alcavale, supra ex.
Empr. à l'esp. alcabala, aussi alcavala « impôt payé à l'occasion d'un contrat de vente », attesté dep. 1101 (doña Jimena Díaz, épouse du Cid ds Eguilaz y Yanguas, Glosario etimológico, d'apr. Al. 1958, s.v.), empr. à l'ar. qabāla « adjudication d'une terre moyennant paiement d'un tribut », dér. de la racine q-b-l « recevoir ». |