| ![]() ![]() ![]() ![]() AJAMBÉE, subst. fém. A.− Néol. pop., inus. Enjambée : Une résistance déplacée, hautaine, arrogante. Une résistance trop opiniâtre aux premiers pas de la révolution française, lui a fait faire plusieurs et grandes Ajambées.
S. Mercier, Néologie ou Vocabulaire de mots nouveaux, t. 1, 1801, p. 19. Rem. ,,La langue populaire présente un certain nombre de faits qui peuvent se rattacher à des substitutions de préfixes, le plus connu remplaçant le moins connu, a substitué à en : (...) Enjambée, enjamber, enjambement. Vulgairement, ajambée, ajamber, ajambement.`` (Goug. Lang. pop. 1929, p. 129). B.− Région. Même sens : Enjambée (P. Martellière, Glossaire du Vendômois, 1893, p. 11). Étymol. ET HIST. − 2emoitié du xiies. « enjambée » (Court de Paradis ds Fabliaux et Contes, éd. Barbazan et Méon, Paris, 1808, III, p. 129, 39 : Ce fu droit à une Toz-Sainz, Chascuns i vint, et qui ainz, ainz, Grans pas et longues ajambées); disparaît de la lang. cour. apr. le xvies., mais survit encore dans qq. dial. (Martellière, Gloss. du Vendômois, supra et Jaub.).
Dér. de jambe*; préf. a-1*; suff. -ée*. BBG. − Canada 1930. − Goug. Lang. pop. 1929, p. 129. |