× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
AIDEUR, subst. masc.
Vx, peu us. Celui qui aide :
1. Nous ne ressemblions pas mal aux assemblées des premiers fidèles, peintes par les ennemis de la foi : nous débitions les plus mauvaises nouvelles; nous disions que les affaires allaient changer de face, que Rome serait troublée par des divisions, que nos armées seraient défaites. M. de Villèle écoutait, résumait et ne concluait point : c'était un grand aideur d'affaires; marin circonspect, il ne mettait jamais en mer pendant la tempête, et, s'il entrait avec dextérité dans un port connu, il n'aurait jamais découvert le Nouveau-Monde. F.-R. de Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe, t. 3, 1848, p. 27.
2. Il avait consulté un médecin suisse de ses amis, le professeur Tissot, de Lausanne, avait accepté de suivre un régime, mais refusé de prendre aucun remède. Il se méfiait des « aideurs de la nature » comme il appelait les médecins. Ils détruisaient plus qu'ils n'aidaient la nature. « Une fois nous mourrons sans doute », disait-il, et les « aideurs de la nature » n'empêchaient point de mourir. Le plus important, pour guérir, était de « savoir être malade ». J. Guéhenno, Jean-Jacques,Grandeur et misère d'un esprit, 1952, p. 262.
Rem. P. oppos. à aide, aideur insiste sur l'aspect actif et opératoire de l'aide.
Prononc. − Seule transcription ds Littré : ê-deur (ê = [ε:] ouvert long).
Étymol. ET HIST. − 2emoitié xiies. aidieres, cas suj. « celui qui aide » (Li Dialoge Gregoire lo pape, éd. Foerster, p. 65 : si comenzat estre aidieres de son maistre [magistri adiutor coepit exsistere]); xiiies. edeor, cas régime (Comment. sur les Ps., Bibl. nat., 963, p. 124bds Gdf. : Tel povre n'avoit nul edeor). Dér. de aide* étymol. 2; suff. -eur2*.
STAT. − Fréq. abs. litt. : 4.