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AFFÉRENCE, subst. fém.
I.− Vx. ,,Rapport, produit d'un bien. Relation.`` (Ac. Compl. 1842).
Rem. Afférence est donné comme vx dans cette accept. par tous les dict. du 19eet du 20es. qui le citent (Land. 1834, Ac. Compl. 1842, Besch. 1845, Lar. 19e, Nouv. Lar. ill., Lar. 20e).
II.− Néol., PSYCHOL. Qualité de ce qui est afférent (cf. afférent II B); anton. efférence :
Le mouvement centrifuge du vouloir émane du centre de notre nature, mais il fuit ce centre! en sorte que le pur vouloir ne se réduit pas à je ne sais quelle intimité cachée dans les profondeurs secrètes de la vie personnelle : l'intériorité qu'il fonde est tangente au monde extérieur et, sinon superficielle, du moins en contact immédiat avec le non-moi social et physique; c'est en ce point en effet que la vie intérieure est le plus proche de l'extériorité sous toutes ses formes, c'est-à-dire de l'objet, du présent, de l'autre et même de la matière. Aussi une volonté entièrement extroversée dans ses tâches est-elle pour ainsi dire vidée de toute vie intime : comme l'action neutralise l'affection et comme l'efférence contrecarre l'afférence, ainsi toute sensibilité, toute « pathologie », toute ferveur intime sont ici anesthésiées par un labeur qui accapare notre entière volition. V. Jankélévitch, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien,1957, pp. 244-245.
Prononc. − Seule transcription ds Land. 1834 : ɑ-fé-rɑnce.
Étymol. ET HIST. − Av. 1481 agn., dr. « rapport, revenu » (Littleton, Tenures, fo49 ro, Houard ds Gdf. : ... le seignior avera le homage et fealtié de son tenant pur le remanant de les terres et tenemens tenus de luy, conme il avoit a devant, pur ceo que tiels services ne sont pas annuals services et ne poient estre apportion; mes l'escuage point, et serra apportion solon que l'afference et rate de la terre). Dér. de afférent*, étymol. I 3; suff. -ence*.
STAT. − Fréq. abs. litt. : 1.
BBG. − Boiss.8. − Dam.-Pich. Gloss. 1949.