| ![]() ![]() ![]() ![]() AFFOLADE, subst. fém. Néol. d'aut. État d'agitation fébrile accompagné d'anxiété. Synon. usuel affolement :Depuis un mois, terré comme un évadé de la nouvelle, il tait son retour, cache sa retraite, tremble d'être reconnu : il se meuble. Pas une minute à lui. Il appartient au tapissier, à l'ébéniste, à l'électricien; il habite les magasins; il voit, revoit, compare, choisit, achète; il n'a pas tous les jours le temps de déjeuner. Tout doit être fini pour le dîner des huit! la dernière semaine n'a été qu'une longue affolade : Dieu tirant le monde du chaos... − et voilà qu'il touche au but : tout est prêt, et ils sont là, les huit, dans le vestibule!...
R. Martin du Gard, Devenir,1909, p. 41. Rem. Ce mot, non signalé par les dict., est attesté une seule fois dans la docum. Il semble être fam. Étymol. ET HIST. − 1909, supra.
Dér. de affoler2* sur le modèle de mots comme dérobade, cavalcade, débandade, etc.; suff. -ade*. STAT. − Fréq. abs. litt. : 1. |