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AFFITÉ, ÉE, adj.
Région. Agressif :
− T'as de l'estomac? − Encore assez. Il semblait bien que le traînier ne se vantait pas. Il tenait étalées sur la table des mains puissantes; ses bras, sous les manches de sa veste, se devinaient épais, musclés. Les épaules, l'encolure, tout le buste apparaissaient massifs et durs. Et le visage était celui d'un gars résous, mangé de barbe drue, pas affité, sans doute, mais viril, mais hardi, avec deux yeux en trous de pine qui devaient ne se baisser que quand l'homme en avait envie. M. Genevoix, Raboliot,1925, p. 203.
Rem. Une note de l'éd. de l'Imprimerie nationale de Monaco, p. 168, explique ce mot par « vif, éveillé ».
Étymol. ET HIST. − Prob. à rapprocher de l'a. fr. afiter « défier, provoquer » (1165, Chrét. de Troyes, Guillaume d'Angleterre, éd. Foerster, 1032 : S'aucuns le leidange ou affite, Ja por affit ne por leidanges N'iert de lui servir plus estranges); a. fr. afiteus « qui défie, agressif, insolent » (1172-1175, Id., Chevalier au lion, éd. Foerster, 70 : Et Keus Qui mout fu ramponeus, Fel et poignanz et afiteus), que Foerster, op. cit., note du vers 70 p. 275, rapporte à affectare, affectus; a. fr. afit « provocation, parole injurieuse » 1165-1170, B. de Ste Maure, Troie, éd. Constans, 20 103 ds T.-L. Terme conservé par la voie dialectale : cf. Suisse romande afita, attesté dans le canton du Valais au sens de « agacer, provoquer, défier » (Pat. Suisse rom. t. 1 1924-33, p. 160b).