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ADIAPHORE, adj.
,,Indifférent, qu'on admet ou qu'on rejette indifféremment.`` (Ac. Compl. 1842).
Rem. Enregistré uniquement ds Ac. Compl. 1842. Pas d'ex. dans la docum.
Prononc. ET ORTH. − Dér. et composés : adiaphorèse, adiaphorétique, adiaphorie et adiaphoriste, adiaphorite (cf. Ac. Compl. 1842 pour ces mots); pour adiophorèse, adiophorétique (méd.), et adiophoriste, adiophoristique (hist), cf. Lar. 20e.
Étymol. ET HIST. − 1838 philos., Ac. Compl. 1842. Empr. au gr. α ̓ δ ι ́ α φ ο ρ ο ς, attesté ds Aristote, Rhet., 1, 12, 35 ds Bailly, au sens de « non différent »; et signifiant « indifférent » ds Épictète, Ench., 22, ibid. [À noter en 1740 adiaphore subst. m. « produit d'une distillation » ds Trév. : Adiaphore. Adiaphorus, c'est-à-dire, indifférent. C'est le nom que M. Boyle donne à une éspèce d'ésprit qu'il tiroit du tartre par distillation, et de quelques autres corps végétaux, et qui n'étoit ni acide, ni vineux, ni urineux (...)].
BBG. − Chesn. 1857. − Nysten 1814-20.