× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
ACOSMIQUE, adj.
PHILOSOPHIE
A.− [En parlant d'une pers.] Qui est sans relation avec l'univers sensible en tant que celui-ci est une réalité organisée :
1. ... la liberté utilise le regard et ses valorisations spontanées. Sans elles, nous n'aurions pas un monde, c'est-à-dire un ensemble de choses qui émergent de l'informe en se proposant à notre corps comme « à toucher », « à prendre », « à franchir », nous n'aurions jamais conscience de nous ajuster aux choses et de les atteindre là où elles sont, au delà de nous (...). Il est donc bien vrai qu'il n'y a pas d'obstacles en soi, mais le moi qui les qualifie comme tels n'est pas un sujet acosmique, il se précède lui-même auprès des choses pour leur donner figure de choses. Il y a un sens autochtone du monde qui se constitue dans le commerce avec lui de notre existence incarnée... M. Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception,1945, p. 503.
B.− [En parlant d'une qualité de l'être] Qui est propre aux réalités supra-sensibles non gouvernées par un ordre immuable :
2. Si le judaïsme est passé de l'unité de Dieu à l'unité du monde, l'hellénisme semble avoir suivi la voie inverse : de l'unité du monde il a déduit l'unité divine. Il est en effet dominé par la représentation d'un espace ordonné, et il accorde la prééminence aux mouvements parfaits, circulaires et divins. Chez les Hébreux, le problème religieux consistait à concilier le monde et son ordre avec le devenir acosmique, d'où jaillit l'intuition théocentrique. Chez les Grecs, le problème cosmologique consiste à dériver de l'ordre spatial et du temps réglé le monde infini du devenir et du changement. Aussi faut-il sans doute imputer au contact de l'hellénisme la pénétration continue et progressive de la spatialité du monde et de l'intuition d'un ordre cosmologique à l'intérieur de l'hébraïsme. J. Vuillemin, Essai sur la signification de la mort,1949, p. 202.
Étymol. ET HIST. − Sens A. 1945, sup. Sens B. 1949, sup. A dér. de cosmique*, préf. a-* privatif; B dér. du rad. de acosmisme*, suff. -ique*.
STAT. − Fréq. abs. litt. : 6.