× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
ACHALANDAGE, subst. masc.
A.− Rare. Ensemble des chalands, c'est-à-dire des clients, qui représentent la partie la plus importante d'un fonds de commerce. ,,Il vend son fonds avec l'achalandage.`` (Ac. 1878, Ac. t. 1 1932) :
1. Le commerce est bon, la maison ancienne, bien famée, l'achalandage excellent. Quoique vieux, je tiens tête à la besogne, mais pour toi seul. Tu es le fils de mon frère, le dernier qui reste de notre nom. Je mourrai à la peine, mais j'aurai rempli mon devoir jusqu'au bout. L. Reybaud, Jérôme Paturot,1842, p. 48.
2. ... tout était chiffré avec le scrupule d'un avare. Le total allait à trente mille francs, y compris le brevet de maître imprimeur et l'achalandage. H. de Balzac, Les Illusions perdues,1843, p. 15.
3. Un journal (...) est une boutique. Du moment que c'est une boutique, le livre l'emporte sur les livres, et la question d'achalandage finit tôt ou tard par dominer toutes les autres. G. Flaubert, Correspondance,1853, p. 147.
Au fig., péj. :
4. Elle avait horreur des hommes, disait-elle; mais elle en fournissait à toutes ses amies; il y en avait toujours un achalandage complet dans l'appartement qu'elle occupait rue de Provence, au-dessus des bureaux de son mari. On y faisait de petits goûters. On s'y rencontrait d'une façon imprévue et charmante. É. Zola, La Curée,1872, p. 424.
Spéc., DR. COMM. Ensemble des moyens propres à retenir ou accroître une clientèle :
5. Ces soirées du jeudi faisaient le fond de la vie de Mmede Mardonnet. Si elles étaient sa grande dépense, elles étaient, en même temps, le grand moyen de son influence et l'achalandage de son nom, de ses livres, de sa spécialité. E. et J. de Goncourt, Charles Demailly,1860, p. 54.
Rem. ,,En droit et en matière commerciale, on a pris l'effet pour la cause et si certains auteurs, voire le législateur (loi de 1909), distinguent la clientèle de l'achalandage, d'autres vont jusqu'à faire des deux termes des synonymes.`` (Romeuf t. 1 1956).
B.− P. méton., rare. Ensemble des marchandises qu'un commerçant tient à la disposition des clients (cf. achalandé II A 2) :
6. ... Les conditions d'existence de la maison furent changées; l'assortiment cessa d'être ce qu'il avait été; la clientèle se dispersa peu à peu, l'achalandage disparut; au lieu de bénéfices, la vente au détail donna des pertes. L. Reybaud, Jérôme Paturot,1842, p. 391.
Prononc. : [aʃalɑ ̃da:ʒ].
Étymol. ET HIST. − 1820 comm. (Lav. 1828, Nouv. dict. lang. fr., cité ds R. de philol. fr., XLV, 3 : Achalandage : l'action, l'art d'achalander); d'où p. ext. a) 1832 dr. comm., sup.; b) 1835 « l'ensemble des chalands » (Ac. Suppl. : Achalandage [...] Partie d'un fonds de commerce qui consiste dans le nombre des chalands, c.-à-d. des personnes qui se fournissent habituellement à ce fonds); c) récemment p. méton. « ce qui attire le client » d'où « l'ensemble des marchandises ».
STAT. − Fréq. abs. litt. : 10.
BBG. − Barr. 1967. − Cap. 1936. − Comm. t. 1 1837. − Réaud-Rond. 1951. − Romeuf t. 1 1956. − Spr. 1967.