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ACCUSABLE, adj.
[Qualifie un animé ou un inanimé] Qui peut, qui est susceptible d'être accusé :
1. Il ne faut pas accuser sa furie d'absorption [celle de l'insecte]. Qui songe à accuser la flamme? La flamme n'est accusable que quand elle ne brûle pas. Et de même, ce feu vivant, l'insecte, est fait pour dévorer. J. Michelet, L'Insecte,1857, p. 134.
2. La princesse jugea cependant la situation difficile. la jeune fille en jugea de même et, quoique, dans cette affaire, elle ne fût nullement accusable pour les avances imprudentes et prématurées qu'un autre avait faites, elle offrit de pacifier le cœur ému de la princesse et de se sacrifier. J. Michelet, Journal,append., 1849-1860, p. 585.
Prononc. : [akyzabl̥].
Étymol. ET HIST. I.− D'un animé, 1549 accusable de « à qui l'on peut reprocher (un acte) » (J. Bouchet, Epistres morales du Traverseur I, 11 ds Hug. : Du non pouvoir vous serez excusables, Et du reffus seriez accusables); 1555 emploi abstr. « qui peut être accusé » (E. Pasquier, Le Monophile, L II, II 767, ibid. : Moins, à mon avis, se rendroit la veufve accusable en cest habit immodeste, que la fille ou la femme). II.− D'un inanimé « qui peut entraîner une accusation » (emploi actif) 1589 (P. Mathieu, Aman, I, ibid. : Et, discret, j'ay ouy l'accusable secret). Dér. de accuser* au sens de « faire grief à qqn de qqc. »; suff. -able*.
STAT. − Fréq. abs. litt. : 2.